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Travail du bois

Je suis pointu – Blog de Paul Sellers

J’ai aiguisé ma sensibilité et découvert que la précision est toujours tolérable par degrés. Comment se peut-il? Je me suis posé cette question en me dirigeant pour la quatrième fois vers les plaques d’affûtage avec les trois fers à repasser que j’avais utilisés toute la matinée pendant environ quatre heures.

«Eh bien, me suis-je dit, plus je deviens sensible, plus je retourne aux plaques d’affûtage et plus je retourne affûter mes outils, plus mon travail devient précis.» Inversement, je pense qu’il n’est pas étrange que lorsque nous sommes ennuyeux – c’est dans nos niveaux d’engagement et de connaissance – plus les outils que nous utilisons le deviennent aussi. J’ai vu maintes et maintes fois comment les artisans artisans, même expérimentés, semblent toujours si réticents à arrêter de travailler pour affûter leurs tranchants sur des outils tranchants, puis leurs scies. Est-ce vrai alors dans d’autres domaines de la vie ?

J’ai pris la matinée pour niveler les surfaces sur les rails et les montants de trois cadres. Cela fait 24 surfaces adjacentes les unes aux autres avec tout le grain problématique que porte le chêne dans son grain grossier et imbriqué. Trois rabots, quatre fois, douze affûtages. Heureusement, affûter un fer à rabot me prend moins d’une minute. Je viens de le faire, mais combien d’entre nous associent notre penchant pour la paresse au niveau de matité que nous tolérons dans les tranchants de nos outils et donc dans notre travail ?

Les cadres sont tous terminés. Les surfaces planes, lisses, précises. Je suis prêt pour la prochaine étape de ma création, mais la raison de ce blog est de préluder à un article que je prépare pour contrer la culture de la paresse. Nous » voyons ce qui se passe!

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